Phréatique

 

« …par la chance des sources et la volonté des puits »

En revisitant les 95 numéros de la revue Phréatique, Maurice Couquiaud nous convie à une promenade nostalgique dans la poésie française des vingt-cinq dernières années du XXème siècle. De 1977 à 2000, le poète et peintre Gérard Murail, entouré d’un groupe ouvert d’amis fidèles, fut l’artisan infatigable de ces « recherches polypoétiques » qui irriguèrent, saison après saison, des sommaires toujours plus riches, pour former au final bien plus qu’une simple anthologie de la poésie contemporaine.

Féru d’ésotérisme, cette connaissance première et cachée du monde, Gérard Murail fit en effet le pari de marier science et poésie et au-delà, tous les arts. Ces noces « paniques » (du dieu Pan) ne cessèrent d’être célébrées dans Phréatique. C’est sans doute Patrick Aimedieu qui en donna le coup d’envoi avec son article Poétique de la science (n° 27). L’interdisciplinarité ne cessa plus d’être cultivée : la science, mais aussi la philosophie, la musique, la peinture furent invitées, tour à tour et ensemble, à traiter de thèmes éclectiques, sous le regard des poètes qui les retraduisaient : l’arbre, les cordes, l’injuste milieu, sacrés breuvages, les mots sans fond, etc.

La longue balade à laquelle Maurice Couquiaud nous invite est à la fois hommage à l’ami Gérard Murail et mémoire d’une aventure collective qui marqua le domaine poétique français et ses acteurs, si nombreux, d’une empreinte  aussi originale que durable.

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